Partenariat à Brazzaville pour l’économie bleue
À Brazzaville, le 20 janvier, la présidente de la Fédération des organisations des femmes entrepreneurs du Congo (Fofe-Congo), Carine Ibombo, et le président de la Fédération des associations pour l’économie bleue au Congo (Faebco), Pitsou Lebela Issendet Abondo, ont signé un protocole d’accord. L’objectif est clair : bâtir une collaboration active pour organiser un Forum international dédié à l’entrepreneuriat bleu féminin en Afrique centrale (ACI).
Dans les salons où se jouent souvent les projets structurants, la poignée de main a valeur de cap. Le texte signé encadre une coopération présentée comme opérationnelle, avec un partage de rôles entre pilotage et appui technique. Une manière de donner à l’initiative une colonne vertébrale, avant le rendez-vous annoncé pour août (ACI).
Forum international en août : cap sur des solutions concrètes
Selon Carine Ibombo, le forum annoncé pour le mois d’août entend être « résolument technique » et orienté vers des réponses pratico-pratiques. Dans son propos, l’enjeu dépasse la visibilité. Il s’agit de sécuriser les activités, d’améliorer les conditions de travail, et de réduire les dangers associés à l’entrepreneuriat bleu (ACI).
La présidente de la Fofe-Congo a posé des mots simples, presque familiers, sur une réalité exigeante. « Il ne s’agit pas seulement de soutenir une activité économique, mais de préserver des vies humaines et de garantir que les femmes puissent travailler pour nourrir leurs familles sans risquer de ne jamais rentrer chez elles », a-t-elle déclaré (ACI).
Sécurité des femmes commerçantes de poisson : urgence terrain
En filigrane, le forum veut mettre au centre une catégorie de travailleuses souvent visibles et pourtant vulnérables : celles engagées dans la commercialisation du poisson. Carine Ibombo a évoqué les risques auxquels elles sont exposées sur le terrain, notamment les accidents graves et les pertes en vies humaines, avec des conséquences lourdes pour les familles (ACI).
Le choix du thème, l’entrepreneuriat bleu, n’est donc pas un effet de mode. Il est présenté comme une réponse à un quotidien fait de trajets, de manutention, de déplacements sur l’eau ou à proximité, et d’un environnement de travail où l’improvisation peut coûter cher. La Fofe-Congo veut des résultats « palpables » (ACI).
Équipements adaptés : l’appel aux partenaires de bonne volonté
Pour transformer l’ambition en mesures concrètes, Carine Ibombo a appelé à l’implication de partenaires « de bonne volonté ». Elle a cité les fabricants ou les propriétaires de bateaux, sollicités pour mettre à disposition des équipements adaptés et sécurisés au profit des femmes commerçantes. L’idée est de relier initiative associative et acteurs économiques du secteur (ACI).
Dans ce type de filière, l’équipement ne relève pas du détail : il conditionne la sécurité, la productivité, et parfois la dignité au travail. En demandant des outils mieux adaptés, la Fofe-Congo inscrit son plaidoyer dans une logique de prévention. Le forum devra, selon elle, faire émerger des solutions applicables (ACI).
Faebco : expertise et économie durable au cœur du projet
Pour la Faebco, ce partenariat s’aligne sur une politique générale axée sur la formation, la sensibilisation et l’appropriation de l’économie durable. Pitsou Lebela Issendet Abondo a estimé que le concept resterait encore insuffisamment intégré dans les pratiques nationales, d’où la nécessité d’en faire un chantier de compréhension et d’action (ACI).
Le président de la Faebco a indiqué que son organisation mettra à contribution son savoir-faire, son expérience et une expertise qu’il qualifie de reconnue, notamment sur le plan doctrinal. En creux, l’enjeu est d’apporter des repères techniques et méthodologiques au forum, afin de soutenir la structuration du secteur (ACI).
Gouvernance de l’événement : pilotage Fofe-Congo, appui Faebco
L’architecture annoncée se veut lisible : l’événement, à portée sous-régionale et internationale, sera piloté par la Fofe-Congo, avec l’appui technique de la Faebco. Cette répartition vise à garantir à la fois la légitimité du réseau des entrepreneures et la solidité d’un accompagnement spécialisé dans l’économie bleue (ACI).
Les organisateurs prévoient de réunir des acteurs nationaux et internationaux autour des enjeux, opportunités et perspectives de l’économie bleue en Afrique centrale. Le protocole d’accord sert de point de départ, et la suite se jouera dans la capacité à transformer diagnostics et données en décisions utiles sur le terrain (ACI).
Entrepreneuriat féminin en Afrique centrale : du plaidoyer à l’action
Au-delà de la séquence institutionnelle, l’annonce dit quelque chose d’une dynamique plus large : l’entrepreneuriat féminin cherche des cadres concrets pour grandir, se protéger et peser dans les chaînes de valeur. Le forum, tel qu’il est présenté, ambitionne de relier la sécurité, la formation et l’économie durable, sans opposer performance et protection (ACI).
En refermant le protocole d’accord, les deux fédérations esquissent une feuille de route : identifier les problèmes, mobiliser l’expertise, attirer des partenaires, puis engager des solutions. À Brazzaville, la promesse est celle d’un rendez-vous utile, pensé pour des femmes dont le travail nourrit des foyers et des marchés (ACI).










