Vœux 2026 au Cese à Brazzaville : une feuille de route
La cérémonie d’échange de vœux entre les membres, le personnel et la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) s’est tenue le vendredi 16 janvier 2026 à Brazzaville. Ce rendez-vous a servi de cadre à Émilienne Raoul pour détailler les grandes lignes de son agenda 2026.
Dans une atmosphère institutionnelle, la présidente a placé son propos sous le signe de la continuité, de la responsabilité et de l’efficacité. Elle a également remercié le vice-président Jean De Dieu Goma pour les vœux formulés au nom des équipes et des conseillers.
Zlecaf : préparer le Congo à la levée des barrières douanières
Au cœur des priorités annoncées figure la mise en œuvre du traité de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) à l’horizon 2030. Émilienne Raoul a dit vouloir intensifier l’accompagnement et l’écoute des acteurs concernés, afin d’anticiper les changements attendus.
La présidente entend poursuivre le travail engagé en 2025 avec les représentants des ministères et des chefs d’entreprises. « Il s’agit, pour nous, de comprendre comment le Congo se prépare à la levée des barrières douanières d’ici à 2030 », a-t-elle déclaré, en donnant le ton d’une démarche pragmatique.
En filigrane, le message vise à rapprocher l’institution consultative des réalités du terrain, en multipliant les échanges avec l’administration et le secteur privé. L’objectif affiché est de disposer d’une vision plus claire des besoins, des attentes et des ajustements à conduire dans la durée.
Rôle consultatif du Cese : avis transmis aux plus hautes autorités
Émilienne Raoul a rappelé la vocation du Cese : examiner les évolutions économiques, sociales et environnementales, puis formuler des avis destinés aux pouvoirs publics. Dans cette logique, elle a souligné que les rapports et recommandations des commissions permanentes ont été transmis aux plus hautes autorités de l’État.
Ce rappel insiste sur la place stratégique du Cese dans le dialogue public. Sans se substituer aux décideurs, l’institution revendique une capacité d’analyse et de proposition, notamment à travers ses commissions, dont les productions alimentent les orientations nationales.
Rencontres citoyennes et jeunesse : observatoire et santé mentale
Parmi les innovations mises en avant, la présidente a cité les « rencontres citoyennes ». Présentées comme des espaces de dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics, elles ont déjà permis d’aborder des sujets concrets, dont la délinquance juvénile.
Dans la continuité, Émilienne Raoul a annoncé son intention de créer un observatoire sur la délinquance des jeunes. Elle a également indiqué vouloir mener une étude sur la santé mentale de la jeunesse congolaise, un thème de plus en plus présent dans les débats sociaux.
Réformes internes : recrutements, CNSS et secrétariat général
Sur le plan interne, Émilienne Raoul s’est réjouie de l’intégration en 2025 de 36 agents décisionnaires, recrutés selon les critères retenus. Elle a également mentionné l’immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale de 52 agents n’ayant pas rempli ces critères.
La présidente a qualifié le secrétariat général de « garant de l’administration permanente ». Dans le même esprit, elle a annoncé des réformes visant à améliorer le fonctionnement de cette structure, avec l’idée d’aligner l’organisation interne sur les ambitions affichées pour 2026.
Plan stratégique 2026-2029 : capacités et coopération
Prenant la parole au nom des membres et du personnel, le vice-président Jean De Dieu Goma a rendu hommage au leadership d’Émilienne Raoul. Il a évoqué des acquis du premier mandat, notamment le rayonnement international du Cese et son affiliation à des organisations faîtières africaines et francophones.
Jean De Dieu Goma a aussi rappelé la position de quatrième vice-président au sein de l’Union des Conseils économiques et sociaux d’Afrique, citée comme un marqueur de visibilité institutionnelle. Dans le prolongement, il a mis en avant l’adoption du Plan stratégique 2026-2029.
Ce plan est présenté comme axé sur le renforcement des capacités, la coopération interinstitutionnelle et l’amélioration du cadre de travail. Pour les équipes, il s’agit d’un cadre de référence destiné à structurer l’action, dans une période où les attentes envers les institutions consultatives se précisent.
Paix et développement : un message de cohésion pour 2026
La cérémonie s’est achevée sur un appel à la paix formulé par Émilienne Raoul, qu’elle a associée au bien-être et au développement. « La paix est essentielle au bien-être de chaque citoyen congolais et au développement de notre pays », a-t-elle affirmé.
Dans le discours, cette insistance sur la cohésion apparaît comme un fil conducteur : soutenir le dialogue, accompagner les transformations économiques liées à la Zlecaf et renforcer l’efficacité interne. Autant de chantiers présentés comme complémentaires pour l’année 2026 au Cese.










