Brazzaville : exposition Poto-Poto à l’Institut français du Congo
À Brazzaville, 18 œuvres des premières générations de l’École de peinture de Poto-Poto, conservées au Musée national du Congo, sont présentées à l’Institut français du Congo (Ifc). L’exposition se tient du 13 janvier au 14 février, selon l’ACI (ACI).
L’initiative met en lumière, de manière croisée, les collections de deux institutions culturelles et la variété de la production artistique qu’elles abritent. L’enjeu est aussi de rendre visible un patrimoine parfois discret, mais central dans l’imaginaire congolais (ACI).
« Au-delà des mikés » : un nouveau regard sur Poto-Poto
Placée sous le thème « L’École de peinture de Poto-poto : au-delà des mikés », l’exposition revendique un changement de focale. Elle propose de regarder l’école autrement que par ses motifs les plus identifiés, en privilégiant la nuance des périodes et des signatures (ACI).
Les tableaux exposés ont été réalisés entre 1960 et 1990. Ce choix chronologique ancre la visite dans une séquence où se croisent affirmation artistique et exploration, au fil d’œuvres qui portent la mémoire d’ateliers, de gestes et de transmissions (ACI).
Nicolas Ondongo, Jean Itoua, Jacques Zigomar : les signatures présentées
Parmi les artistes cités figurent Nicolas Ondongo, Jean Itoua, Jacques Zigomar et Marcel Gotène. Leurs œuvres, issues des collections du Musée national du Congo, incarnent une partie des premières générations associées à la trajectoire de l’École de Poto-Poto (ACI).
La commissaire met également en avant des figures majeures telles que Marcel Gotène, François Tango, Jacques Zigomar et Philippe Ibarawa, présentées comme ayant contribué à inscrire durablement cette école dans l’histoire de l’art africain contemporain (ACI).
Styles et thématiques : du réalisme au fantastique
Les œuvres révèlent une production décrite comme riche et diversifiée, tant dans les styles que dans les sujets. Le parcours va du réalisme au fantastique, et invite le public à saisir la pluralité d’une école parfois réduite, à tort, à une seule esthétique (ACI).
L’ambition affichée est d’amener les visiteurs à redécouvrir une facette moins connue de l’École de peinture de Poto-Poto. Le dispositif insiste sur la capacité de ces tableaux à dialoguer avec le présent, sans gommer l’épaisseur de leur époque (ACI).
Patrimoine culturel congolais : conservation, restauration, fierté
Au vernissage, le conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Ifc, Hervé Peltier, a exprimé le souhait que ces œuvres restaurées puissent susciter « l’admiration, la réflexion et la fierté ». Il a aussi rappelé que d’autres trésors restent à révéler (ACI).
Pour Myriam Boyer, conseillère en charge de la politique des musées et commissaire de l’exposition, l’événement souligne le rôle essentiel du directeur du Musée national dans la conservation et la transmission du patrimoine culturel congolais, dans une continuité institutionnelle (ACI).
Musée national du Congo : une mission culturelle depuis 1975
Myriam Boyer rappelle que le Musée national du Congo a été créé en 1975, quinze ans après l’indépendance. Sa mission est de collecter, conserver, étudier et faire connaître des témoignages matériels et immatériels, au service d’une mémoire partagée (ACI).
Selon la commissaire, l’exposition rend compte d’une période féconde, portée par des artistes formés dans les années 1950 et 1960. Elle évoque une séquence marquée par l’affirmation d’une identité artistique forte, sans simplifier ses nuances (ACI).
Restauration des œuvres : Art Brazza et soutien de partenaires
Les tableaux présentés, issus des collections du Musée national, sont aussi un signal sur la possibilité de renouvellement. Myriam Boyer estime que « le renouveau est possible », en soulignant le rôle de la galerie Art Brazza dans le travail de restauration (ACI).
Elle précise toutefois qu’il reste urgent de poursuivre les efforts de sauvegarde et de valorisation du patrimoine artistique congolais. Le propos, mesuré, met l’accent sur la continuité du travail, au-delà d’une exposition, pour préserver d’autres collections (ACI).
Un événement culturel en présence de Marie-France Pongault
L’exposition a été présentée en présence de la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Marie-France Hélène Lydie Pongault, ainsi que d’autres personnalités. La présence officielle souligne l’importance accordée aux industries culturelles et au patrimoine (ACI).
Les œuvres ont bénéficié d’une restauration rendue possible par un financement de l’ambassade de France au Congo, avec le soutien de l’Ifc et d’autres partenaires. D’après les informations relayées, d’autres trésors des collections nationales attendent encore un traitement similaire (ACI).










