Formation numérique à Brazzaville: une cérémonie marquante
Brazzaville a accueilli, le 29 janvier, une cérémonie à la fois symbolique et très concrète pour la jeunesse congolaise. Trente-cinq apprenants issus de la première cohorte d’AKiéni Academy, dont deux femmes, ont reçu leur certificat de fin de formation aux métiers du numérique.
Dans un contexte où l’employabilité reste un enjeu majeur, l’objectif affiché est clair: renforcer les compétences professionnelles des jeunes et contribuer, pas à pas, au développement du numérique en République du Congo, à travers une formation directement connectée aux besoins des entreprises.
Cohorte 2025 certifiée, cohorte 2026 lancée: le double tempo
La remise des certificats s’est tenue lors de la restitution des travaux de la première cohorte 2025, tout en servant de cadre au lancement officiel de la 2e cohorte de la promotion 2026. Une manière de passer le relais sans casser l’élan.
Le calendrier de formation, annoncé entre six et neuf mois, a permis aux apprenants de suivre des modules tournés vers des métiers très demandés. Au programme: data science, full stack development et design, trois piliers devenus centraux dans les stratégies de transformation digitale.
AKiéni Academy: une approche orientée marché du travail
Pour Frédéric Nzé, directeur général d’AKiéni Academy, la spécificité de l’académie tient à une différence de philosophie. Il explique que la formation «se distingue fondamentalement de l’enseignement universitaire classique» par une approche orientée vers les besoins réels du marché du travail (ACI).
Ce positionnement parle à une génération qui attend des compétences immédiatement mobilisables, mais aussi des repères de méthode et de rigueur. Dans l’écosystème numérique, la crédibilité se mesure souvent à la capacité de livrer des solutions, de collaborer et d’itérer vite.
1 800 candidatures, 100 admis: la sélection en chiffres
Les chiffres donnés par la direction illustrent l’attractivité du programme. La première cohorte a enregistré près de 1 800 candidatures pour 100 admis, signe d’une demande massive pour des formations professionnalisantes et d’une compétition réelle entre candidats (ACI).
À l’issue du parcours, 35 apprenants ont achevé la formation. Frédéric Nzé précise qu’une part importante d’entre eux travaille déjà au sein d’AKiéni Academy et chez des partenaires, citant notamment Bureau Top, Mtn et Airtel (ACI).
Anglais et compétences digitales: l’exigence qui monte au Congo
Autre point mis en avant pendant la cérémonie: la maîtrise de l’anglais. Frédéric Nzé la présente comme une exigence incontournable dans les domaines des sciences, des technologies et du business, où la documentation, les outils et les standards évoluent largement dans cette langue (ACI).
Le message vise aussi à préparer les jeunes à un marché du travail où les équipes sont parfois hybrides, entre local et international. Dans le numérique, l’anglais n’est pas seulement un plus: il devient souvent un accélérateur d’autonomie et d’opportunités.
Applications et solutions: des projets numériques déjà livrés
Au-delà des certificats, la formation a mis l’accent sur des réalisations. Selon Frédéric Nzé, les apprenants ont développé plusieurs applications numériques au profit d’institutions et de partenaires, notamment dans la biométrie et la gestion électronique des documents (ACI).
Il mentionne également un projet visant la facture normalisée électronique. Ce type de chantier, qui touche aux processus, aux données et à la traçabilité, rappelle que la transformation digitale ne se limite pas à créer des interfaces, mais concerne aussi l’organisation du travail.
Femmes et métiers du numérique: briser les stéréotypes
Parmi les certifiés, la voix d’Esther Ruth Mban, l’une des deux femmes lauréates, a donné une tonalité particulière à l’événement. Elle a salué la réussite tout en appelant à bousculer les représentations. «Le numérique est encore perçu comme un domaine masculin», a-t-elle déploré (ACI).
Pour elle, la compétence ne se négocie ni avec le genre ni avec les clichés: «la compétence dépend de l’engagement et du travail, et non du sexe» (ACI). Dans la salle, ce propos a résonné comme un rappel simple, mais puissant, adressé aux jeunes filles.
Esther Ruth Mban a aussi lancé un appel direct à l’engagement féminin dans ces métiers. «Tout ce qu’un homme peut faire, une femme peut également le faire», a-t-elle affirmé (ACI). Une phrase qui, dans ce secteur, agit comme une invitation à oser postuler, apprendre et persévérer.
Des profils prêts pour l’entreprise: parole de lauréat
Autre témoignage: celui de Nego Abed Pasteur Apipi Bouya, lauréat de la première cohorte. Il estime que la nouvelle génération de professionnels du numérique a été formée pour répondre à des besoins concrets des entreprises, là où l’on attend des solutions applicables (ACI).
Le lauréat souligne que ces compétences peuvent nourrir des projets utiles au pays, à travers des applications métiers, des solutions d’e-banking ou des plateformes de gestion assurantielle (ACI). Un horizon qui situe le numérique comme levier d’efficacité et de modernisation.
Employabilité et transformation numérique: un signal pour 2026
En filigrane, l’initiative met en scène une promesse: former, insérer et produire. À travers cette approche, AKiéni Academy se présente comme un acteur de la transformation numérique, de la formation professionnelle et de la création d’emplois durables en République du Congo (ACI).
Le lancement de la 2e cohorte prolonge cette dynamique, avec des inscriptions annoncées comme ouvertes via la plateforme de l’académie (ACI). Pour de nombreux jeunes, le certificat n’est pas une fin: c’est un passeport vers des missions, des partenariats et des carrières à bâtir.










