Une rencontre décisive à la maison Elombe
Sous le soleil de Brazzaville, la visite du Dr Vincent Dossou Sodjinou a résonné comme une validation officielle. Le représentant de l’OMS a franchi les portes flambant neuves de la maison « Elombe », siège de Marcher Courir pour la Cause, avec un regard déjà convaincu par l’engagement local.
La prévention des maladies non transmissibles au cœur du projet
Dans un pays où près d’un adulte sur dix vit avec le diabète, MCPLC mise sur le sport et l’éducation sanitaire pour inverser la tendance. « Notre ambition est simple : reculer la maladie avant qu’elle n’avance », confie son président Rodrigue Dinga Mbomi.
Un appui onusien bienvenu
À l’issue de la visite, le Dr Sodjinou a assuré vouloir « traduire cette confiance en réalité » en facilitant l’accès de MCPLC aux programmes techniques et aux petites subventions destinées aux initiatives communautaires. Une convergence totale avec les axes stratégiques de l’OMS.
Une maison de sport et santé autofinancée
L’édifice Elombe n’est pas né d’un décret, mais d’une soirée caritative qui a réuni médecins, artistes et entrepreneurs. Les fonds collectés ont permis d’équiper une salle multimodale où séances de cardio, ateliers nutrition et consultations gratuites se succèdent chaque semaine.
La Traversée du Mayombe, un événement signature
Pour sa cinquième édition, la randonnée Traversée du Mayombe 2025 a dépisté 3 000 participants. Glycémie, pression artérielle, indice de masse corporelle : chaque marcheur repart avec sa carte de santé, encouragement discret à un suivi régulier.
« Taxi bomoyi » : les chauffeurs deviennent sentinelles
Le 14 novembre, Journée internationale du diabète, MCPLC lancera un concours inédit. Les taxis verts de Brazzaville recevront kits de sensibilisation, bandelettes et messages audio afin de transformer chaque course en rappel de prévention pour les passagers.
Culture et santé, un duo gagnant
En décembre, la soirée « Elombe » réunira musiciens, stylistes et coachs sportifs autour d’un défilé interactif. L’idée : montrer qu’un mode de vie actif et stylé peut rimer avec plaisir. « La mode parle là où les slogans peinent », sourit la créatrice Merveille Mankessi.
Le leadership de Rodrigue Dinga Mbomi
Ancien basketteur universitaire, le fondateur de MCPLC connaît la pédagogie par l’exemple. Sur le terrain, il mène les échauffements, puis distribue brochures et glucomètres. Son approche inclusive attire autant de seniors que de jeunes urbains connectés.
Synergies avec le ministère de la Santé
Le support annoncé de l’OMS s’accompagne d’un souhait : faire de MCPLC un pôle de ressources pour le gouvernement. Partager bases de données de dépistage, mutualiser les formations et nourrir la politique nationale de prévention figure déjà à l’agenda.
Dépistage : des chiffres qui parlent
Depuis 2018, l’association revendique plus de 12 000 dépistages gratuits. Parmi eux, 18 % de résultats inquiétants ont été réorientés vers des centres spécialisés. Ces statistiques, croisées avec celles de la direction générale de la santé, alimentent désormais les rapports officiels.
La voix des experts
Le Dr Caroline Nkounkou, endocrinologue au CHU de Brazzaville, salue « une passerelle concrète entre consultation hospitalière et action communautaire ». Pour elle, le modèle MCPLC rappelle que la lutte contre le diabète « n’est pas qu’affaire de pilules ».
Une jeunesse mobilisée par le digital
MCPLC anime aussi des webinaires et des challenges Instagram. Chaque pas enregistré sur une application dédiée se convertit en francs CFA numériques, reversés à un fonds de prise en charge des complications du diabète chez l’enfant.
Impact socio-économique local
Les ventes de t-shirts et de bracelets connectés créent des emplois dans de petites unités de couture de Poto-Poto. Un micro-écosystème qui, selon l’économiste Mireille Okemba, « montre que prévention et développement ne sont pas antinomiques ».
L’importance d’un cadre législatif adapté
Alors que le Congo-Brazzaville a adopté en 2021 un plan national de lutte contre les maladies non transmissibles, l’expérience MCPLC offre un laboratoire vivant. Les bonnes pratiques identifiées pourraient inspirer de futurs textes sur la fiscalité des boissons sucrées.
Vers un réseau d’initiatives citoyennes
Le représentant de l’OMS souhaite fédérer les ONG actives en nutrition, tabac et activité physique. Une cartographie participative est en cours pour identifier les forces vives par département et créer des passerelles de formation.
Objectif 2025 : résultats mesurables
D’ici fin 2025, MCPLC espère réduire de 5 % la prévalence régionale du diabète, grâce à trois nouvelles maisons de sport et santé et à un million de messages de sensibilisation diffusés. Des indicateurs suivis trimestriellement avec l’OMS.
Une dynamique soutenue par la diaspora
Des Congolaises installées à Paris, Montréal ou Abidjan envoient déjà du matériel médical et organisent des collectes virtuelles. Leur engagement renforce l’image positive du pays et démontre la portée internationale des projets communautaires.
Le mot de la fin : prévenir, c’est vivre
En refermant les portes de la maison Elombe, le Dr Sodjinou a résumé l’instant : « Investir dans la prévention aujourd’hui, c’est acheter des années de santé pour demain ». Un credo partagé par MCPLC, déterminée à transformer chaque pas en victoire silencieuse contre le diabète.










