Mobilité au Burkina Faso : une livraison record
Mardi 27 janvier 2026, le gouvernement burkinabè a procédé à la remise officielle de 375 nouveaux bus à la Société de transport en commun (SOTRACO). L’ambition assumée est d’améliorer le quotidien des usagers grâce à une mobilité plus fluide et accessible, notamment dans les grands centres urbains.
Présentés comme pour une parade, les véhicules symbolisent, selon les autorités, un tournant dans le renforcement du service public de transport. L’investissement vise en particulier à désengorger les principales artères et à mieux couvrir les déplacements des élèves et des étudiants.
Programme de 530 bus : un deuxième lot décisif
Ces 375 bus constituent le second lot d’un programme d’acquisition de plus de 500 véhicules, annoncé comme devant atteindre 530 bus. L’opération est financée dans le cadre d’un partenariat avec Vista Bank Burkina, tel que précisé dans le récit de l’événement.
Une première livraison de 155 bus avait eu lieu en août. Avec cette nouvelle flotte, les capacités de la SOTRACO sont appelées à augmenter fortement, avec une promesse centrale : réduire les temps d’attente aux arrêts, surtout aux heures de pointe.
Déclarations officielles : rigueur et professionnalisme attendus
Lors de la cérémonie, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a remis les bus au nom du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Il a demandé un usage « avec rigueur » et « professionnalisme », en soulignant le caractère « historique » du total de 530 bus annoncé.
« Au nom du camarade président du FASO, le capitaine Ibrahim Traoré, je vous remets ce second lot de bus, de 375 bus, complément donc du lot total de 530 bus qui avait été promis… faites-en bon usage… afin que ce lot historique… contribue… à améliorer la mobilité… et encore plus particulièrement la mobilité des élèves et des étudiants », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Éducation de qualité : le transport scolaire au cœur du dispositif
Au-delà du confort, la livraison s’inscrit, selon les explications fournies, dans l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité. En facilitant les déplacements des scolaires, l’État dit vouloir agir sur un frein concret à l’assiduité : la difficulté d’accès régulier aux établissements.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a insisté sur l’importance du transport comme service public et sur l’attention portée aux élèves et étudiants. « La mobilité de nos populations tient au cœur du chef de l’État, mais aussi les élèves et étudiants », a-t-il déclaré lors de la remise.
Capital de la SOTRACO : 5 milliards FCFA pour accompagner la montée en charge
Pour soutenir cette expansion, la SOTRACO a vu son capital social augmenter, passant de 800 millions à 5 milliards de FCFA. Dans la configuration présentée, l’État devient actionnaire majoritaire à près de 90 %, un signal de structuration et de consolidation de l’outil public.
Cette évolution est décrite comme un levier pour accompagner l’augmentation du parc et les exigences de gestion qui en découlent. En filigrane, il s’agit de donner à l’opérateur les moyens de tenir la promesse d’un service plus fréquent et plus fiable.
Ouagadougou et grandes villes : attentes fortes, défi de la maintenance
À court terme, Ouagadougou et les grandes villes sont censées ressentir l’effet de ce renfort, avec plus de bus disponibles et une pression moindre sur les lignes. Les autorités misent sur une meilleure desserte des trajets du quotidien, notamment aux périodes de forte affluence.
Reste un enjeu immédiatement identifié : la maintenance. Sur ce point, la direction de la SOTRACO affirme avoir pris des dispositions « rigoureuses », afin de préserver la disponibilité des véhicules et d’assurer la continuité du service sur la durée.










