Fatoumata Diawara, éclat caritatif à Paris

Hope Power 2025 en lumière

Le cinq décembre 2025, le mythique théâtre des Folies Bergère se transformera en écrin solidaire pour Hope Power, la grande soirée anniversaire des quinze ans du Projet Imagine, cette ONG pionnière qui filme et diffuse depuis 2010 les histoires inspirantes de « Héros Humbles ».

Plutôt qu’un gala figé, l’événement a été conçu comme un manifeste scénique mêlant concerts, numéros de cirque, poésie visuelle et témoignages, afin de matérialiser l’idée d’espoir dans un monde souvent assombri par les crises climatiques, sanitaires et sociales.

Sur fond de projections immersives, chaque artiste présent racontera, en musique ou en parole, une manière concrète d’agir pour l’autre, illustrant la conviction centrale du Projet Imagine : raconter des actes de courage alimente notre propre capacité à nous engager.

Fatoumata Diawara, voix d’Afrique engagée

Invitée d’honneur de cette édition, la chanteuse et guitariste malienne Fatoumata Diawara symbolise la dynamique créative qui traverse le continent africain, entre respect des racines mandingues, ouverture aux sons globaux et prise de parole frontale sur la condition féminine.

Ses hymnes comme « Nterini » ou « Bakonoba » célèbrent les migrant·e·s, dénoncent les violences, mais surtout ravivent la joie qui naît du partage ; sur scène, ses guitares gorgées de soleil se prolongent dans une danse collective quasi rituelle.

Pour Hope Power, elle prépare un set fusionnant titres phares et compositions inédites, accompagnée d’un chœur intergénérationnel qui fera dialoguer bambara, français et anglais, montrant qu’une identité multiple peut devenir un terreau de solidarité universel.

La philosophie du Projet Imagine

Fondé par la journaliste et réalisatrice franco-cambrésienne Frédérique Bedos, le Projet Imagine choisit depuis quinze ans de filmer celles et ceux qui changent le monde sans médaille, des enseignants congolais aux agricultrices indiennes, afin d’inspirer d’autres vocations.

Ces films, diffusés dans soixante-treize pays et traduits en quatorze langues, constituent un contre-récit face aux images anxiogènes, rappelant que les solutions existent déjà et qu’elles émanent souvent de territoires trop peu médiatisés.

Hope Power transpose cette démarche sur scène : au fil du spectacle, des séquences vidéo révèlent les parcours de bâtisseurs anonymes, offrant un écho direct aux messages portés par Diawara et les autres artistes à l’affiche.

En amont de la soirée, l’ONG a déjà programmé des ateliers dans plusieurs lycées franciliens ; des sages-femmes congolaises et des ingénieurs sénégalais y témoigneront de leurs réussites locales, prouvant que l’Afrique est aussi un laboratoire d’innovations civiques à forte valeur mondiale.

Un plateau d’artistes solidaires

Autour de la chanteuse malienne, l’équipe artistique affiche une diversité calibrée pour décloisonner les publics : Chris Martin promet un set acoustique inédit, MC Solaar revisitera ses classiques avec un orchestre à cordes, tandis que l’icône cap-verdienne Mayra Andrade rejoindra un duo surprise.

Le metteur en scène Bruno Berberès orchestre ces croisements afin que chaque morceau devienne un dialogue, et non une juxtaposition de hits ; il évoque « un fil rouge d’humanité qui reliera Bamako, Paris et Londres, parce que la solidarité aime les ponts ».

Cette scénographie chorale s’accompagne d’un dispositif de dons interactifs : un QR code projeté permet de financer, en direct, des programmes éducatifs en Afrique de l’Ouest, rendant le spectateur coproducteur actif du changement qu’il célèbre dans la salle.

Les producteurs insistent sur la faible empreinte carbone du montage : décors réutilisables, éclairage LED et partenariats avec des fournisseurs bio sourcés montrent qu’un spectacle grand public peut respecter les objectifs de développement durable sans sacrifier la féerie attendue par les spectateurs.

Paris célèbre la créativité africaine

L’événement intervient dans un contexte où la scène parisienne redécouvre, avec gourmandise, les tendances afro pop et afro électro nées à Lagos, Johannesburg ou Kampala ; la présence de Diawara consolide cette visibilité tout en la nuançant d’une parole militante.

Pour la directrice du théâtre, Catherine Maillard, « la rencontre entre esthétiques africaines et patrimoine des Folies Bergère fait résonner cent cinquante ans d’histoire avec les urgences de 2025, rappelant qu’une salle de spectacles peut aussi devenir un laboratoire sociétal ».

Cette alliance entre glamour et conscience attire déjà la diaspora africaine de France ainsi que des touristes culturels curieux de vibrer au-delà des sentiers battus, donnant au spectacle une portée soft-power qui renforce la place de Paris comme carrefour créatif panafricain.

Dans les couloirs du théâtre, le designer congolais Richy Mbemba expose une installation textile réalisée en raphia recyclé, dialogue visuel avec les costumes chatoyants de Diawara ; une manière d’ancrer l’artisanat d’Afrique centrale dans le cœur battant de la capitale française.

Informations pratiques indispensables

Hope Power 2025 aura lieu le vendredi cinq décembre à vingt heures, aux Folies Bergère, 32 rue Richer dans le neuvième arrondissement ; les portes ouvriront plus tôt pour permettre au public de découvrir des stands associatifs dédiés à l’éducation et à l’écologie.

La billetterie propose des sièges à partir d’une trentaine d’euros, avec des catégories prestige donnant accès à une rencontre post-concert avec les artistes et l’équipe du Projet Imagine ; chaque ticket comprend une contribution directe au financement des nouveaux documentaires.